Milleis Banque : Analyse complète des tarifs
Anciennement connue sous l’enseigne Barclays en France, Milleis Banque se positionne aujourd’hui comme une banque patrimoniale haut de gamme. Sa structure tarifaire reflète cette identité, avec un mélange surprenant de gratuité sur certains services de base et de frais élevés sur les opérations de gestion de titres. Voici le détail complet des conditions applicables.
La liste complète des tarifs Milleis Banque
- Abonnement Internet : Le service de consultation et de gestion à distance est gratuit.
- Alertes SMS sur la situation du compte : Ce service n’est pas proposé par l’établissement.
- Frais de tenue de compte standard : Ils sont entièrement gratuits.
- Compte inactif : Les frais sont plafonnés à 30 € par an.
- Carte Visa Infinite : La cotisation annuelle est de 342 €.
- Carte Visa Platinum : Cette carte haut de gamme coûte 222 € par an.
- Carte Visa Premier : La cotisation annuelle s’élève à 153 €.
- Carte Visa Classic : Le tarif est de 48 € par an.
- Mastercard à autorisation systématique (Maestro) : Elle est facturée 39 € par an.
- Retraits d’espèces (zone euro) : Les retraits dans les distributeurs d’autres enseignes sont gratuits.
- Achat par carte (hors zone euro) : La banque prélève une commission fixe de 0,80 € plus 2,90 % du montant de l’opération.
- Virements par Internet : Les virements occasionnels et permanents (mise en place et exécution) sont gratuits.
- Frais d’opposition de la banque : La mise en opposition est facturée 38 €.
- Réédition du code secret : Ce service coûte 10 € en délai normal, mais monte à 75 € pour une demande urgente.
- Refabrication de la carte bancaire : Le coût est de 16 € en normal et 75 € en cas d’urgence.
- Envoi de chéquier : L’envoi en recommandé est facturé 6 € plus les frais postaux.
- Frais d’opposition sur chèques : Le tarif est de 14 €, qu’il s’agisse d’un chèque ou d’un chéquier complet.
- Émission d’un chèque de banque : Ce service est facturé 14 €.
- Commission d’intervention : En cas d’irrégularité, les frais sont de 8 € par opération, avec un plafond mensuel de 80 €.
- Incidents de paiement : Un rejet de chèque pour solde insuffisant coûte 30 € (si ≤ 50 €) ou 50 € (si > 50 €) ; le rejet d’un prélèvement est plafonné à 20 €.
- Rejet de virement pour solde insuffisant : Une facturation de 17 € s’applique.
- Taux débiteur du découvert : Il est fixé au taux de l’usure moins 0,03 %.
- Frais de transfert PEL ou CEL : Ils s’élèvent à 55 €.
- Bourse (PEA) : Les frais de transaction sont de 0,50 % et les droits de garde s’élèvent à 0,40 % de la valeur du portefeuille.
- Bourse (Compte-titres) : Les transactions sont facturées 0,50 % (minimum 12 €) et les droits de garde sont de 0,50 %, avec un minimum de 75 € par trimestre.
- Frais de transfert de titres (PEA ou Compte-titres) : Ils sont de 15 € par ligne, avec un maximum de 150 € pour le PEA.
- Frais de traitement d’une succession : Ils sont généralement gratuits, sauf pour les dossiers complexes supérieurs à 5 910 €, où des frais de 1 % (maximum 850 €) sont appliqués.
- Virement final d’une succession : Ce service est gratuit.
Le positionnement de Milleis Banque
Milleis Banque adopte un positionnement atypique. Contrairement à la majorité des banques de réseau comme la BRED (30,48 €/an) ou certaines Caisses d’Épargne (environ 25 €/an), elle offre la gratuité totale des frais de tenue de compte, ce qui la rapproche des banques en ligne. Elle est également très compétitive sur les retraits en zone euro, qui ne font l’objet d’aucune facturation, quel que soit le distributeur utilisé.
Cependant, sa nature de banque privée resurgit sur les services boursiers, où les frais sont nettement plus élevés que la moyenne (notamment le minimum de 75 € par trimestre pour les droits de garde d’un compte-titres). De plus, les frais liés aux urgences de cartes bancaires (75 € pour une refabrication ou un code secret) sont parmi les plus élevés du marché. Milleis Banque s’adresse donc en priorité à une clientèle patrimoniale qui apprécie l’absence de frais fixes au quotidien, tout en acceptant des coûts de gestion de titres plus substantiels.